Sahel : contre les forces étrangères ?

Au Burkina Faso, au Mali et au Niger, des organisations de la société civile (OSC), des partis d’opposition, de même que des syndicats de travailleurs et d’étudiants, protestent de plus en plus contre la présence des forces étrangères dans leurs pays. Ces sentiments partent de plusieurs motivations : le respect de l’esprit des indépendances qui avaient amené les nouveaux États, tels la Haute-Volta (devenu Burkina Faso) et le Mali, à exiger le départ de l’armée française de leur territoire et, aussi, les relatifs faibles résultats des dites armées étrangères dans leur appui à la lutte contre le terrorisme.

Sahel : ‘’c’est la faute des autres ‘’!

Au Sahel, certains gouvernements ont le regard fixé sur le rétroviseur, ne voulant rien savoir du présent et encore moins du futur. Le discours populiste et son lancinant refrain, c’est la ‘’faute des autres’’, condamne fréquemment l’action de la communauté internationale sans rien offrir en échange. Une démagogie qui ne rend service ni aux pays du Sahel ni aux régimes eux-mêmes. Un regard, nouveau et libéré, est devenu nécessaire.

Golfe de Guinée : future terre de jihad islamiste? Enjeux et perspectives.

Depuis près d’un quart de siècle, la bande sahélo-saharienne de l’Afrique de l’Ouest fait face à une menace terroriste sans précédent. De vétérans du jihad version Ben Laden, la terreur islamiste  s’est métaphorisée, s’est « endogéinisée », en se servant des contradictions sociétales et politiques pour séduire une jeunesse mal formée,  ethnicisée,  déboussolée.  La vague d’attentats intervenus en Côte d’Ivoire, à Ouagadougou et à Bamako courant 2016 et la transformation rapide de la quasi-totalité du territoire burkinabè en zone d’opérations militaires attestent l’acheminement de l’espace ouest africain vers la coagulation d’entités terroristes, même si, pour l’heure,  la zone de conflictualité demeure le Sahel.