“Il n’y a pas de complot extérieur contre l’Afrique” A. Ould Abdallah

Alors que le sentiment anti-français croît de nouveau au sein des populations dans le Sahel, Ahmedou Ould Abdallah, ancien ministre mauritanien des Affaires étrangères, dénonce son instrumentalisation.

Emmanuel Macron a invité les dirigeants des pays du G5 Sahel dans le sud de la France, le 16 décembre prochain. Une rencontre dans un endroit symbolique, la ville de Pau, d’où étaient originaires plusieurs soldats français tués au Mali le 25 novembre dernier.

 

Sahel : contre les forces étrangères ?

Au Burkina Faso, au Mali et au Niger, des organisations de la société civile (OSC), des partis d’opposition, de même que des syndicats de travailleurs et d’étudiants, protestent de plus en plus contre la présence des forces étrangères dans leurs pays. Ces sentiments partent de plusieurs motivations : le respect de l’esprit des indépendances qui avaient amené les nouveaux États, tels la Haute-Volta (devenu Burkina Faso) et le Mali, à exiger le départ de l’armée française de leur territoire et, aussi, les relatifs faibles résultats des dites armées étrangères dans leur appui à la lutte contre le terrorisme.

Sahel : ‘’c’est la faute des autres ‘’!

Au Sahel, certains gouvernements ont le regard fixé sur le rétroviseur, ne voulant rien savoir du présent et encore moins du futur. Le discours populiste et son lancinant refrain, c’est la ‘’faute des autres’’, condamne fréquemment l’action de la communauté internationale sans rien offrir en échange. Une démagogie qui ne rend service ni aux pays du Sahel ni aux régimes eux-mêmes. Un regard, nouveau et libéré, est devenu nécessaire.