Sahel : le Mali, une épine dans le pied du G5.
Les pays du Sahel se trouvent face au dilemme suivant : comment combattre le terrorisme, sans la coopération de l’épicentre de ce fléau, le Mali ? Le régime de Transition a poussé la force française Barkhane et le groupement européen de forces spéciales, Takuba, à quitter son territoire. À la place, Bamako a fait le choix de recourir à la société russe de paramilitaires, Wagner. La junte au pouvoir a procédé au retrait du Mali du G5 Sahel. Les Forces armées maliennes (FAMA) ont déserté les postes avancés de la zone stratégique des trois frontières (Burkina, Mali et Niger). Le pays semble, désormais, s’emmurer dans ses limites territoriales, sourd aux appels à la coopération de ces voisins embarrassés.



Le choix du sujet : Sahel, Maghreb et Europe est d’actualité et de surcroit opérationnel, c’est-à-dire prêt à une mise en œuvre. Il est en effet judicieux de lier la longue et multiforme crise sécuritaire du Sahel à la sécurité de ces deux autres espaces géopolitiques que sont le Maghreb et l’Europe… sa continuité septentrionale.
Une rapide croissance de la population, un profil d’âge très jeune, un taux de fécondité très élevé et une urbanisation forte et non contrôlée, telles sont quelques-unes des spécificités du Sahel identifiées par le très chevronné Atlantic Council (Etats Unis). Pour ce travail bien documente, il bénéficia du professionnalisme de deux consultants dont Stephen Smith, reconnu par son expertise et ses écrits sur la région. A ces données s’ajoutent, et y sont liées, les violences toujours, en expansion, de groupes terroristes. Ils trouvent dans ce Sahel des espaces géographiques et politiques des plus favorables.
Au delà des des problèmes internes largement à la base de leurs insécurité interne – politiques, économiques et sociaux y compris, encore et toujours, l’esclavage, les pays du G 5 Sahel font face à d’énormes défis internes présentés dans le texte ci joint. Et à bien d’autres.