Au Sahel, les trafics d’or alimentent le terrorisme
Alors que le prix de l’or flambe sur les marchés internationaux atteignant des records, le regain d’intérêt pour le précieux métal
attise à nouveau toutes les convoitises et, notamment, au Sahel qui regorge d’or. Invité de Mon Heure d’Afrique, l’ex ministre
mauritanien et ancien sous-secrétaire général de l’ONU, Ahmedou Ould Abdallah, tire la sonnette d’alarme. Si les Etats de la
région ne veulent pas succomber sous les assauts de groupes djihadistes qui se financent grâce aux trafics d’or, ils doivent sans
tarder mieux réguler ce secteur afin d’en éradiquer toutes les sources de corruption et retrouver leur pleine souveraineté.

Ahmedou Ould – Abdallah, Président Centre4s
De retour d’un voyage d’une semaine au Japon, j’ai le plaisir de partager avec vous quelques-unes de mes premières observations. Observations aussi bien sur l’organisation du voyage que sur les discussions de fond avec un certain nombre de responsables officiels et d’organisations gouvernementales et privées.
Une multitude d’acteurs lutte contre le terrorisme au Sahel : les armées des pays concernés avec l’aide de supplétifs civils et les partenaires internationaux. Entre 2012 et maintenant, les combats se sont tantôt intensifiés tantôt ont baissé puis se sont mus en trêve implicite. Les groupes terroristes ont abondé et se sont combattus pour la suprématie sur le terrain. L’hydre est toujours là, provoquant des drames humains, entre autres. Les relations entre partenaires, africains et internationaux, se sont dégradées, au point de détruire des coalitions et des organisations régionales. Une impression de gâchis et d’échec prévaut.