Boko Haram: la reconnaissance internationale.
Le sommet de Paris qui a réuni les présidents du Bénin, Cameroun, Niger, Nigéria et du Tchad autour du président français, le 17 mai à Paris était pour le moins opportun. Une réaction de principe a minima à l’enlèvement des 276 jeunes lycéennes un mois plus tôt, le 14 avril, au Nigéria. En invitant les principaux intéressés et concernés, le Nigéria et ses voisins immédiats, Paris offre un espace de discussion libre et franche. Autour d’une action sur le terrain.





S’engager pour la paix ne suffit pas nécessairement à ramener la paix. Vivre en paix est, pour les populations, plus important que les discussions de paix. Enfin, dans un environnement fragile et imprévisible, une force militaire internationale pourrait s’avérer plus coûteuse et demander plus de temps que prévu pour atteindre ses objectifs.

Un an après l’intervention militaire française au Mali, les facteurs sous-jacents de l’extrémisme violent restent forts dans le Sahel Sahara. Bien que profondément atteints, en débandade et leurs activités plus ou moins gelées, les groupes armés conservent encore des capacités suffisantes pour contester les objectifs à long terme des interventions militaires extérieures.